dimanche 1 novembre 2009

town

En ville.

Depuis hier, je sillonne la ville, à pied, en train, en ferry. J’ai aimé la foule devant les artistes amateurs ou professionnels de la rue, le grouillement des quais, l’exposition photo, libre d’accès, en plein air sur le backstage de l’opéra. Le court trajet de l’opéra au MCA, le grand musée d’art contemporain prend du temps, il faut se frayer un chemin dans la masse humaine, flâner devant les musiciens, les peintres, les automates.
J’ai bien aimé les artistes du musée, australiens pour la plupart. Ambiance pop art, belles installations, j’ai noté les noms sur un papier, acheté quelques cartes postales. Ce musée est gratuit, spacieux, c’est une belle pause étonnante où l’on passe de la photo à la vidéo, de la sculpture à la peinture, d’une génération à l’autre. Les expositions changent deux ou trois fois dans l’année et certaines sont payantes, souvent pour les artistes étrangers. Là, tout était gratuit et le rez de chaussé ouvrait l’espace à de très jeunes créateurs émergeants.
Le métissage culturel de la ville se ressent dans le musée où les diasporas fournissent des œuvres très fortes.
Sydney est multiraciale, l’Asie est dominante dans les influences, croiser la foule du dimanche est un moment où des milliers de visages défilent rapidement.
Ce matin, la ville est plus calme. Je traîne, comme à chaque fois vers Darling Harbour, remonte tout le quartier chinois. Je déjeune dans un sushi bar, j’aime bien voir défiler les plats sur le bar tournant. Je traîne devant les boutiques, juste pour le plaisir des yeux. Je me perds dans les rues pour atterrir à Hyde park, près du grand musée australien. Le parc est majestueux, grands arbres et à l’heure du déjeuner, un tas de gens qui bossent viennent prendre le soleil dans les pelouses ou sous les arbres.
Les bancs sont nombreux et il n’est pas rare de voir quelqu’un faire la sieste.
Poumon vert, tranquille. J’aime m’arrêter dans les parcs et observer les gens.
C’est mon dernier jour à Sydney. Je laisse mon regard parcourir la ville, pour l’inscrire dans mon cœur.
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