mardi 6 juillet 2010

littles things i see each morning


every morning i cross the same people on my road to the shala, kids going to school, ladies cleaning in front of their house, the man that is selling flowers...
Je les croise le matin

Tous les matins, sur ma bicyclette, je fais le même chemin pour me rendre au yoga et tous les matins, je croise les mêmes personnes au même endroit.
En premier, le « patron » de la propriété, qui cueille roses, jasmins de nuit, fleurs pour faire le « khôl » et décore son jardin, les fenêtres des chambres louées. Un peu plus loin, avant le grand carrefour, il y a des femmes qui arrosent le devant de leurs maisonnettes avant de dessiner à la poudre de craie les rangoolis qui ornent les entrées . Au carrefour, se trouve le vendeur de guirlandes fleuries et odorantes, on se salue, il sait qu’au retour, je vais acheter une guirlande pour ma chambre (souvent j’en achète une pour BNS qui la donne immédiatement à sa femme). À deux pas, la marchande de fruits prépare son étal : mangues, bananes, pommes, grenades…
Après le carrefour, la rue est pleine de vaches, c’est l’heure de la traite. Après le grand cinéma, les stands de thé ouvrent leurs portes, les vendeurs de journaux sont assis, tout comme le vendeur de lait en sachet. Le vendeur de lait en bidon fait du porte-à-porte, avec des seaux, chacun lui achète une, deux voir trois mesures selon ses besoins.
Quelques étudiants en uniforme déjeunent au stand de thé où chez les vendeurs ambulants de « Puri ».
Après ma séance, la rue est plus animée, ça grouille. Les lycéens, collégiens affluent par petits groupes, avec des uniformes bien colorés, les vendeurs de fruit de jacquier s’installent et l’odeur âcre s’alourdit au fil de la journée. Les vendeurs de cocos débâchent leurs cocos, et les boutiques ouvrent progressivement.
J’ai deux ou trois « cantines » à petit déjeuner, avec une préférence pour le Shivaprasad, près du temple blanc ou le dasaprakash, pour son côté kitch, une vraie remontée dans le temps.
J’aime bien m’arrêter chez le vendeur ambulant de tissus ; sur son stand, serviettes acidulées, dhotîs à carreaux, slips à poches… Je lui achète un dhotî ou un torchon, j’en ai une petite collection, mais je ne me lasse pas d’être sa première cliente…J’aime les quincailleries, les tailleurs, les échoppes genre un peu de tout, le réparateur de vélo, la boutique qui sent les épices.
Je connais par cœur ce trajet et chaque jour, il y a une surprise. Chaque jour, il y a les sourires, celui des yeux, celui des cœurs ; magie de l’inde, de l’instant présent.
Sous la pluie, le vent, par tous les temps, ces petites gens sont en place, peu importe leurs conditions de vies, ils sourient…
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