lundi 12 juillet 2010

golden temple




sunday it was new monn, holidays and no yoga
with the man next door, we went to the tibetan village et visit the golden temple
fabulous
great
Un dimanche de nouvelle lune

La nouvelle lune, il n’y a pas de cours de yoga et quand ça tombe un dimanche, cela donne un air de jour férié puisque certaines boutiques ferment le dimanche, d’autres le jour de nouvelle lune et de pleine lune, d’autres le vendredi. Les festivités sont reliées aux confessions religieuses. Georges, mon voisin de chambre nous a invité à profiter de sa voiture, une vieille jeep avec de la bâche en guise de toit. Le rendez-vous est prévu après le petit-déjeuner, au programme : la visite du village bouddhiste à 60 kilomètres environs à la sortie de la ville.
J’aurais aimé faire une grasse matinée, mais le corps prend ses habitudes… Vers 7 h, me voici sur ma bicyclette pour une virée en ville, avec en tête, l’envie de faire quelques photos. C’est une des meilleures heures, il y a beaucoup moins de monde et les gens du quartier ont depuis longtemps repérer les allées et venues en vélo, tapis au dos, à l’aube. Tout le monde connaît le yoga à Mysore. Zut, mon pneu est à plat. Pas si simple de trouver un réparateur de vélo à cette heure et rouler comme ça, ce n’est pas pratique, de plus, toutes les personnes que je croise me fait signe en montrant la roue arrière. Le vendeur de guirlandes de fleurs m’indique que dans deux arbres plus loin, il y a un ami à lui qui répare les vélos. Comme lui, son stand est quotidien, de 6 h du matin à 22h, sous un arbre au bord de la route, une des artères de cette grande ville. Le papy de l’arbre prendra un bon moment pour mettre une rustine, j’en profite s pour tirer quelques photos de vaches, pour acheter des fruits et faire la causette tant bien que mal avec une vendeuse de mouchoirs.
Il est l’heure de la journée touristique. Départ pour la communauté tibétaine. Les paysages sont verts, champs de mais, de tabacs bordés de cocoteraies. Le trafic est dense, tout est dans le klaxon. Des mimosas, des eucalyptus longent la route entre les villages.les maisons sont très colorées, mauves, vertes fluos, jaunes.Il faut bien deux heures avant d’arriver au village tibétain de byllakuppé annoncé en amont par les drapeaux flottants avec des écritures de mantras. Je connais ce lieu et j’aime le contraste qu’il produit. D’un coup, les visages changent, les écritures sont autres et l’on se sent tout de même en inde.
Nous visitons le « golden temple », construit en 1996, quand le gouvernement indien a fait dons de terres aux tibétains exilés. Plusieurs écoles, monastères entourent les temples dont le principal possède d’immenses statues d’or. Le lieu est touristique, de nombreux indiens viennent visiter ce lieu considéré comme sacré. Nous avons de la chance de tomber sur une heure creuse, en saison creuse, ce qui permet le minimum de recueillement que la salle centrale inspire.des coussins de méditations sont à la disposition du public. Contrairement à l’extérieur et aux alentours, le cœur du temple est très calme. Impressionnant !
Je me suis assise sur un coussin face à la statue centrale, dans le fond de la salle. Puis j’ai changé de place, lors de mon déplacement, un moine est venu vers moi pour me raconter l’histoire du temple, me parler de la méditation. Après son départ, j’ai prié pour Jo.
Les deux autres temples étaient fermés, un tour rapide dans le jardin avant de déjeuner.
Sur le chemin du retour, l’arrêt au village est sympathique, on achète des babioles, autocollants, minis drapeaux, de l’encens, du thé.
L’image du temple reste en mémoire. Le retour semble plus rapide que l’aller et la pause goûter au green hôtel est tout bonnement divine ; comment ne pas fondre devant un gâteau au chocolat dans un décor de rêve… Une grosse pluie termine cette belle journée ;
La coupure d’électricité sera plus longue ce soir car c’est le jour de l’illumination du palace.
J’aime bien ma solitude nocturne à la lampe frontale et à la bougie.
La nouvelle lune se termine avec cette tristesse de la perte d’un ami.Et la joie de vivre encore plus fort ces instants magiques qu’offrent les voyages, ces partages aux présents, improvisés dans l’instant, inimaginables quelques heures auparavant.
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