vendredi 30 juillet 2010

2 articles from indian's last days


i am already working as stage manager for a festival, very tirering, so far from yoga, so far from india
Plateforme 25

Les derniers jours ont passé encore plus vite que les autres. La préparation de la représentation de LUCY, à la bougie a mobilisé les amis du mandala center. Ça en valait la peine, l’émotion palpable du public s’est mêlée à la mienne et à l’odeur de la pluie de mousson. Au fil des jours, les liens se tissent, se renforcent. On s’entraide, on s’occupe de celle qui a une blessure musculaire ou de celui qui a mal au ventre. Belle solidarité chaleureuse qui fait du bien au moral quand celui-ci baisse…le cours de « Back bending » et celui matinal de Chidananda ont grignoté le temps de libre. Avec la pluie du soir, je n’avais pas envie de ressortir pour me rendre au cybercafé. Et les coupures de courant font que l’on boit le thé à la bougie chez l’un ou l’autre, avec cette chaude lumière qui adoucit les pensées.
Je devais partir le samedi soir pour Pondichéry, mais je n’avais pas envie d’un dimanche en solitaire, j’ai prolongé d’un jour pour le plaisir d’être là, dans l’instant, avec les amitiés momentanées du voyage. Je ne regrette pas ce choix ni celui de prendre un taxi qui coûte 4 fois le prix du trajet en bus pour me rendre à Bangalore. Je suis chargée comme une bourrique et l’aide du chauffeur a été précieuse pour ne pas me perdre dans cette immense gare routière grande comme le centre ville de st leu. Plus de 47 plateformes. La mienne est le numéro 25. après deux tours complets dans la gare, il s’avère que la plateforme 25 a disparu. Le chauffeur me dit d’attendre devant la 24, il y a deux heures avant que mon bus arrive.Il repart et je croise les doigts que ce soit la bonne, je suis un peu larguée, mais j’ai mes petits ganesh avec moi donc tout ira bien.
J’ai eu bien du mal à quitter Mysore, je rentre le cœur plein de bonheur et je dis merci à la vie et aux amis. Promis, on se reverra, ici ou ailleurs. Merci Daita, Angéla, Georges, Bouton d’or, Didier et Vince ! quel bon temps celui du présent !
Vivre dans une gare

La gare routière de Bangalore est ouverte non-stop. C’est fou le nombre de destinations au départ et la fréquence des arrivées rende cet endroit très bruyant/ ça grouille, ça vibre, ça ronfle, le tout dans une ambiance relativement bon enfant. Certains dorment à même le sol, cuisinent comme s’ils vivaient ici, équipés de bonnets, de couvertures et de réchauds. Des vendeurs ambulants vendent tout ce que l’on peut imaginer et aussi des trucs invraisemblables : sous vêtements, mouchoirs, bonbons, parapluies, thés, piles, pot à eau, encens, tabac, alcool…
Combien sommes-nous à 22H ?
Je sous-estime certainement le chiffre. Mysore que je prenais pour une petite ville de campagne a dépassé le million d’habitants, c’est aussi la deuxième ville la plus propre de l’inde. Bangalore est immense, tentaculaire et technologique. La superficie de la ville est égale à au moins deux fois la Réunion, voir la moitié de la France…
Je ne me lasse pas d’observer et les deux heures étaient comme deux minutes.
La plateforme 25 n’existe plus, un homme crie pudduchéri pudduchéri et je suis la foule de passagers, ça bouscule, je suis chargée, pas si simple de se frayer un chemin… En route vers pondy !

for my english reader's sorry i dont have enough time for translation.. thanks for all followers
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