samedi 6 août 2011

daily life in mysore




Des journées bien remplies

Depuis mon arrivée à Mysore, je n’ai pas encore pris le temps de me rendre au centre ville, dans le quartier du marche, un coin que j’affectionne particulièrement. Il faut dire que mes journées sont bien remplies.
6 h cours d’asanas jusqu'à 8h.
Petit déjeuner, une étape que je ne manque pas, selon les jours, je vais au petit resto au bout de la rue ou je mange dans ma chambre.
J’aime cette rue, je reconnais les visages et je ne me lasse pas d’observer en détail les minuscules maisonnettes colorées. Il me semble découvrir à chaque passage un recoin bizarre ou une maison que je n’avais pas vu tellement elle est petite et coincée entre les autres.
J’ai mes rituels qui s’installent tout seuls. Je connais les marchands du coin, parfois, j’achete des trucs iabracadabrans juste pour échanger, pour soutenir économiquement le quartier.
Le marchand de fleurs, le laundry man, les échoppes où l’on vend de tout et le tea shop du coin deviennent incontournable et au final, je n’ai rien le temps de faire d’autre si ce n’est de revenir sur mes pas pour le cours suivant.
10h30 : mudra, la durée de ce cours est variable et s’allonge de jour en jour quand BNS Iyengar part dans des histoires mythiques pour expliquer un des mudras.
Le déjeuner : je le partage souvent avec Park, le moine sud-coréen qui habite en face de ma chambre. On varie sur les cantines locales mais celle qui revient le plus c'est la plus proche.
Je tente la sieste… Ou je lis.
14h30 : depuis 3 jours, je fais office de cobaye pour les yoginis qui suivent la formation pour enseigner selon la méthode du Mandala,. La formation dure 6 semaines et se terminait aujourd’hui. A la même heure, à partir de lundi, j’irai au cours spécifique sur le dos, plus précisément les flexions vers l’arrière.
Apres, je suis crevée, au mieux, je me traîne au tea shop, récupérant sur le passage le linge ou une guirlande de fleurs. Le plus souvent, je me douche avant de m’écrouler sur le lit.
18 h : méditation avec Park.
Il fait nuit. Hier, c’était un dîner de clôture en l’honneur des 4 nouvelles diplômées. Chacun emmène quelque chose. On cause de yoga en international. Les 4 diplômées illustrent bien la sensation : une Japonaise, une thaïlandaise, une ukrainienne vivant a Taiwan et une Italienne.
J’ai aimé faire le cobaye pour elles, l’examen final, le dernier cours qu’elles ont donne toutes les 4 etait très émouvant. Ce regroupement soudain de yoginis des 4 coins du monde, débutants ou confirmes me laisse souvent pensive ou perplexe. Rapidement, je cherche à m’éclipser pour regagner ma chambre sonore. Mes fenêtres donnent sur une de ces ruelles très fréquentées où les gens vivent pratiquement dehors, sur le perron. C’est fou comme tout le monde se lève très tôt ici, et surtout se couche très tard. La nuit, je cherche le silence. Je le décrirai fugace, presque irréel, comme in instant de grâce dans la vie grouillante du quartier se situant entre 1h et 3h du matin. C’est un silence colore avec une fine lame de sons, comprimes, prêts à exploser le plus tôt possible.
L’inde s’écoute, se vit par ce son, inimitable.
Ce soir, après la méditation, j’ai pris mon temps pour traîner dans le quartier. Le dimanche, le mandala est ferme. Avant de pratiquer un peu seule, je vais faire le tour du quartier pour photographier les rangoolis, ces dessins que les femmes font devant leurs maisons.
pictures cow of the day, view from my little window
Enregistrer un commentaire