lundi 2 novembre 2009

first try


first cry
for an english try
cry to go
go go
back home
sweet home
where is my home ?
on the road
middle back
in my suitcase
just in case
i get lost
frost
on my way
bye bye sydney
no talks
just wlaks
i will be back
with my pack

dimanche 1 novembre 2009

poème triste


Violet de l’âme

Le violet de l’âme, c’est la pureté.
J’aurais aimé, à remplacer par, je vais
Un jour, y accéder, à ce violet, à cette beauté.
Malgré mon âme abusée, abîmée, lacérée.
Trompée, utilisée, violée.

-Âme brisée
Par les mots forts
Des corps à corps
Partagés, désirés. Aimés.
Du viol de corps,
On s’en sort, avec effort
Le viol de l’âme, c’est un blâme pour la femme
qui a laissé pénétré la lame
malgré les signes d’alarme, cachés par les larmes.

En recherche du mauve pour repousser le fauve
Qui l’a apprivoisée, adorée puis dévorée.
Je le cherche ce violet,
Celui qui sauve l’âme violée.
Il est en moi
Et je le trouverai
Après avec porter ma croix
Parce que j’ai la foi

town

En ville.

Depuis hier, je sillonne la ville, à pied, en train, en ferry. J’ai aimé la foule devant les artistes amateurs ou professionnels de la rue, le grouillement des quais, l’exposition photo, libre d’accès, en plein air sur le backstage de l’opéra. Le court trajet de l’opéra au MCA, le grand musée d’art contemporain prend du temps, il faut se frayer un chemin dans la masse humaine, flâner devant les musiciens, les peintres, les automates.
J’ai bien aimé les artistes du musée, australiens pour la plupart. Ambiance pop art, belles installations, j’ai noté les noms sur un papier, acheté quelques cartes postales. Ce musée est gratuit, spacieux, c’est une belle pause étonnante où l’on passe de la photo à la vidéo, de la sculpture à la peinture, d’une génération à l’autre. Les expositions changent deux ou trois fois dans l’année et certaines sont payantes, souvent pour les artistes étrangers. Là, tout était gratuit et le rez de chaussé ouvrait l’espace à de très jeunes créateurs émergeants.
Le métissage culturel de la ville se ressent dans le musée où les diasporas fournissent des œuvres très fortes.
Sydney est multiraciale, l’Asie est dominante dans les influences, croiser la foule du dimanche est un moment où des milliers de visages défilent rapidement.
Ce matin, la ville est plus calme. Je traîne, comme à chaque fois vers Darling Harbour, remonte tout le quartier chinois. Je déjeune dans un sushi bar, j’aime bien voir défiler les plats sur le bar tournant. Je traîne devant les boutiques, juste pour le plaisir des yeux. Je me perds dans les rues pour atterrir à Hyde park, près du grand musée australien. Le parc est majestueux, grands arbres et à l’heure du déjeuner, un tas de gens qui bossent viennent prendre le soleil dans les pelouses ou sous les arbres.
Les bancs sont nombreux et il n’est pas rare de voir quelqu’un faire la sieste.
Poumon vert, tranquille. J’aime m’arrêter dans les parcs et observer les gens.
C’est mon dernier jour à Sydney. Je laisse mon regard parcourir la ville, pour l’inscrire dans mon cœur.

poème d'hier


Le milieu de la route

être au le milieu de la route,
comme sur une poutre
pas sur les bords.
Plus de rebords.


au milieu du ventre
marcher au centre
et non plus entre
le vide et l’antre

bien droit, avec le dos souple
recentrer pour que vive le corps
Doubler l’effort
Corps et âme en couple



J’ai suivi ton bord, cru en ton chemin
L’ajustant au mieux pour qu’il soit le mien
Quand il le fut, tu t’es tu
Crue cruelle,me laisse abattue


J’ai perdu mon bord, plus d’axe
Du nerf, dur, dur,la relaxe
Jetée à terre, marquée au fer
Pierre de la femme qu’on fait taire

Réagir,rebondir
Pour ne pas mourir
Sortir ,choisir de partir
Pour ne pas nuire.

Marcher devant,à perte de temps
S’ouvrir au vent, sourire aux gens
Ceux du chemin,
Ceux d’un autre destin

lentement,je batis le mien
Loin du tien , pour mon bien
Dans ma main,pour demain
Je poursuis le mien sans le tien.

Au milieu de ma route,
Pas en déroute
Je marche droit
Je marche pour moi

manly, ballade d'hier


Sydney, sous le soleil des jacarandas.

Belle journée, ciel bleu, brise fraîche, une ville mauve aux jacarandas en fleurs, aux jardins en beauté, l’été s’installe et la ville le lui rend bien, elle vibre. Météo idéale à Sydney. Ça grouille, touristes et « locaux » envahissent les parcs, les bords de mer, les plages, les bancs du centre ville. Le dimanche, on sort pour le petit dèj. On chope un train pour rejoindre circular quai, le quartier de l’opéra, du MCA, du Botanical Garden.C’est très cosmopolite, on entend toutes les langues, les appareils photos sont dans toutes les mains. Il faut se faire photographier devant le pont ou devant l’opéra. J’aime bien regarder ce jeu des pauses, qui, d’un coup, prend une dimension collective incessante. Familles, couples, bandes de jeunes, touristes ou australiens en balades groupes, tous y passent pour la photo inoubliable du jour, celle qu’il ne faut pas rater.
On prend le ferry pour Manly. Plein à craquer.une petite place sur le banc, au flan du bateau, tiens et si je prenais une photo. Pas de chance, j’ai plus de batteries. La encore, il y a un défilé de gens qui mitraillent le point de vue extraordinaire qu’offre la traversée de la baie en direction de Manly. Les voiliers sont de sortie, aussi les vedettes à moteurs, les taxis boat.
À quai, ce qui fascine, c’est un énorme paquebot de luxe qui fait un tour du monde.
En mer, sous n’importe quel angle de vue, il y a de quoi voir. Roches, criques, grands arbres, centre ville, quartiers résidentiels, oiseaux et tous les passagers qui ont un regard plongé dans les paysages.
30 mn plus tard, sortie à Manly. Impressionnant d’être happées par ce flot de passagers qui marchent vers la plage. La grande plage, celle où l’on surfe, pas les petites plages familiales, proches du quai.
Il faut traverser sur 500 m, la ville, droit devant soi, pour arriver sur cette immense plage, bondée. On se fraye un chemin et petite pause au soleil, avant de s’attaquer à l’activité du jour, le big breakfast. Les cafés sont pleins, les terrasses sont sympas, on pioche au hasard dans les cafés de la ville. Humm délicieux, avant de reprendre le ferry, on visite le musée-gallerie de Manly, quelques peintures, de belles photos. Le lieu n’est pas très grand.
Le ferry du retour est tout aussi plein. Et voir le paysage dans l’autre sens, c’est encore mieux.
Et si on se baladait vers l’opéra ?

dernier jour à sydney


il faudrait que j'écrive en anglais pour ces pages que je débute, c'est en voulant laisser un message sur le blog d'une artiste australienne que j'ai décidé de commencer ce journal de bord.j'ai suivi son workshop à Byron Bay.
bloguer un voyage, pourquoi pas ne pas tenter cette aventure ?
seulement, c'est mon dernier jour à Sydney. il s'agit d'un retour et non d'un départ.
retour à la vraie vie, comme si celle du voyage était une parenthèse.
vraie vie, avec une page tournée, sur un chagrin encore présent même si il appartient au passé.
parler de l'heure des larmes et du temps des rires.
si j'ai le temps, je regrouperai sur ce blog mes nombreux séjours australiens.
là, je traine, assise au sol entre l'ordinateur et ma valise, dans l'appartement de ma fille ainée et de son chéri.
j'ai marché tout le matin, dans la belle ville. je regroupe, je découpe, je rassemble, j'étale.
je n'aime pas faire ma valise de retour.
today is my last day!