jeudi 10 décembre 2009

back to work


today i went back to work; slow day, felt like a monday after a big week end.
i am  too slow, so tense when i get there. had to struggle it and i push myself with this idear :
 to be abble to make a life from art work is like crossing eyes with so much people, some chosen, some not, some charings, some hurting, and some smiling, when eyes are smiling, it is like looking far to infinite, ear th sound of the wind and smeling the breath of the next travel coming closer.
well, it was better in french.
at work, i did an uggly run of the little red dress. suffer! with this work, for survive, i need to put myself away, to put my sadness out, to finf step with the breath, méditation and push my spirit to be happy!
it is nice to play lucy in the same time, i will perform the 2 pieces in one week and i am shaking.
 play lucy is hard for the body but so good for brain, no words, no talks, just facing emptiness.
the little red dress is make for talk, for said that  if a child has been abuse, the child will carry it so long... the little red dress is just talking to all the silence's wall that we are facing in society.


vivre de son art est une aventure où l'on croise les yeux des autres, ceux qui partagent un moment du chemin ou ceux qui passent, ceux qui détournent le regard et ceux qui sourient.scruter l'horizon, écouter le son du vent, sentir le souffle du voyage s'approcher..
après une répétition laborieuse, écorchante et sous tension, de retour chez moi, je me dis qu'en fait, j'ai de la chance de vivre de mon art.
si le chemin m'est laborieux actuellement, il ne faut pas que j'oublie que je suis libre dans cet espace d'expression. je paye ma liberté parfois un peu chère, semblerait il, mais je m'en fous, je suis prete à payer plus cher car cette liberté d'expression n'a pas de prix.
dans une semaine, je vais jouer deux spectacles complètement opposé dans la même journée. jouer lucy est une bataille primaire entre soi et soi, entre soi et le vide. le corps vit, lucy vit et prend toutes les formes. colle à ce moi préhistorique sans fioritures, un corps presque nu, hors du temps, qui partage un présent dans un monde futur.
la petite robe rouge, c'est parler aux murs de silence. ces murs qui ,depuis toujours, restent imperméables à la parole de l'enfant.
c'est un travail délicat, sous tension où l'on se rend compte que, dire, ce n'est pas facile. que dire ?
je regarde la mer du haut de mon jardin et je scrute l'horizon....
 pour un sourire dans les yeux, pour un mouvement inattendu, je me prépare au voyage...
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