dimanche 11 août 2013

insomnie #7


À force de répétitions, les questions s’orientent dans plusieurs directions. Est ce les femmes qui vivent les choses autrement ?Comprendre est la première étape pour admettre ensuite, que les blessures s’ouvrent de manière surprenante, sans prévenir, aussi vives que la flamme passion. Quand le pic passion est en haut, les claques, les coups bas, les portes qui se ferment sont des tsunamis d’autant plus violents qu on se sentait au top. Pour quelques heures passées ensemble, elles se donnent à fond, sans compromission, avec sensualité et douceur, jeu et charme selon les heures, s’accordant intimement a celui qui partage, au present, leurs lits. Que la volupté s’inscrive au fil de jours ou qu’elle soit volée au quotidien, l’intensité est un tout. Un état, un choix. Elles vous ouvrent leurs cuisses en toute bonte, en don d amour que vous prenez pour du sport. Ce qui blesse le cœur des femmes est en dehors de la notion de temps. La lâcheté, la fuite, le manque de fiabilité sont les aiguilles laminant la peau. Le mépris, le silence, les armes fatales porteuses de leurs larmes. Elles se donnent, ils recoivent ou ils se servent et partent sans rien dire, après avoir énoncer, souvent malgre eux, une belle série de mensonges rêves à voix hautes sous la douceur d’un plaisir généreux. Car ils rêvent et prennent peur de leurs propres reves, préférant fuir au lieu de dire : J’ai peur, il m’est impossible d’aller plus loin, je t’ai aimé quelques heures, merci. Soyons tendres et amis. Rions ensemble de ces plaisirs, laissons les devenirs de doux souvenirs. C est quand ils fuient ou quand ils se taisent que les femmes saignent leurs enfances. Elles sont la, cuisses ouvertes a vous attendre. Face au vide, au néant charge de mépris. Elles se sentent salies par la lourdeur nouvelle d’un silence rempli de honte.presque generationnelle, issue des eaux des corps, des sucs, de naturel primaire d’un plaisir ancestral, large, vaste, consentie par celles qui viennent jouir en cascades libres de vos baisers , rendus poisons par l’abandon percu tel une injustice. Le rejet, le mépris, le degout viennent agiter leurs sales pattes devant les yeux brumeux des malheureuses, vierges ou putains, jeunes ou vieilles ; les femmes blessées ont dans leurs corps les souvenirs flamboyants d’un amour périssable. Elles deviennent éternelles, l’ephemere leur glisse entre les doigts, elles retiennent l’amour, celui qu’elles ont vu dans les yeux de l’homme aime, ici ou ailleurs. Ce qui blesse le cœur des femmes est passager. Fragiles ou fortes, elles ont appris l’amour. For ever, pour toujours.
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