vendredi 13 décembre 2013

maurice # 2 voyage


Le pique-nique mauricien ¬pre quelques jours de travail à Maurice, ou j’ai présente Lucy en répondant à l invitation de jean renat, le dimanche apparaît être festif. Toute l’équipe mauricienne, la famille, l’entouraz pintade, est réunie pour une excursion dominicale. Vers h, la maison se met en mouvement, je suis impressionnée par la quantité de poulets, de bières, vins et whisky qui sont charges dans la bonne humeur, au fond du bus, puis tout au long de l’allée centrale. Ça papote en créole mauricien, chantant avec des pointes aigues ponctuées de rires. La chaleur est aussi au rendez-vous. Une fois le bus loue pour l’occasion, charge de victuailles et de convives, c est parti pour l’aventure. Dès le premier virage, ope un arrêt. J a pris l’habitude de ce que j’appelle des faux départs lors de ce séjour. Nos trajets en mini bus – bien différent de celui du dimanche, étaient également de type omnibus, avec ramassage tout au long de la route… Une partie de l’équipe descend pour acheter des glaçons, les gros bras sont les bienvenus, on charge aussi le charbon, plus loin encore le barbecue, puis une cousine. Apres quelques kilomètres, les festivités commencent.les bières, enfouies sous les glaçons s’ouvrent à tout va. Et le son du ravane vient en sourdine, chacun se sert, pendant que le chauffeur s’applique plus ou moins, les gobelets sont tenus de mains fermes, chacun compte bien arroser ce départ d’excursion, il est 10h30, je suis bien surprise par cette soudaine prise d’alcool collective et matinale. Les verres se vident aussi vite qu’ils se remplissent dans une bonne humeur ou fusent les fous rires et les chants. Le Sega mauricien, à mon sens perçu plutôt proche du maloya de la réunion, est lancinant, le ravanne donne une profondeur aux refrains cites sous forme de cœur, le leader impulse,en écho au ravanne, le chœur reprend. On s’arrête en route, dans le sud-ouest sauvage, j’achète une coco, bue face a la mer. Tout le monde a faim, il reste quelques kilomètres avant la plage choisie pour le pique-nique. La baise du morne est belle, rochers, sable fin, eau claire et filaos . tout est beau. À la descente du bus, chacun donne la main pour installer rapidement notre espace. Une fois les chaises pliantes en place pour les anciens, les nattes a même le sol, chacun recommence à boire et à se gaver de biscuits sales frits ou de saucisses pendant que le barbecue embaume, ambiance viandes grillées. J’en profite pour piquer une tête avec jean renat et benoit, le compositeur musicien invite, comme moi, aux soirées de Danse Cites.Jean renat est le seul parmi nos amis mauriciens à rentrer dans cette belle eau claire. Les oursins sont redoutes. Benoît se plante une belle épine dans le pied alors que je me brûle avec un frôlement d corail. Avoir l’air de touristes vanillle-fraise, ça c est fait, heureusement que je comprends un peu le créole mauricien, enfin, quand il est parlé lentement. Le repas approche, on trinque , on mange jusqu’à plus soif. La sieste. Humm un peu de calme. Pourtant les plaisanteries se poursuivrent, en douceur, les jeunes taquinent tout le monde. D’un coup, voilà que Frankie se met à imiter les chorégraphies, franche rigolade, tout le monde s’en mêle, le ravanne revient, les chants reprennent. Puis on remonte dans le bus, transportant à nouveau les caisses, chaises etc. etc. il fait chaud. On manque s’arrêter à une grande plage, mais y a trop de monde, on repart direction tamarin. Soudain écrasés par la chaleur, les vapeurs d’alcool aidant, tout le monde dort. J’observe à la fois les visages de chacun, le paysage, la route. À tamarin, je me baigne avec jean renat. On se prélasse sur la natte. Certains achètent du glaçon râpe. Je me méfie de ces couleurs vives. J’en profite pour lire et finir mon livre que j’abandonne sur un banc près de la plage. Ce lieu si prise des Mauriciens est très authentique, populaire. Mon livre trouvera un lecteur dans ce mélange ethnique. Le soir approche, on repart, chacun est dans ses pensées, il fait presque nuit quand nous arrivons a la case de jean renat. Les adieux se font avec cette joie de vivre simple. Le soir, je refais ma valise. Demain, India. photo prise a mysore l an dernier..
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