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lundi 16 décembre 2013

king of mysore #voyage # 3


King of Mysore Le moment où je mets les pieds en inde, il se passe souvent des choses inattendues. La sphère indienne englobe subitement le visiteur, happe en une seconde par la masse grouillante de la ville indienne. Dès l’aéroport, on bascule dans une autre dimension ou le temps a le don de se modifier, alternant entre rapidité fulgurante et lenteur installée. Ca se bouscule aux portes pour un ralentissement conséquent à l immigration, enfin, dehors. Il y a foule en cette heure matinale, pancartes avec une floppee de noms du monde entier, criées d’appels pour les taxis, je cherche des yeux le visage connu du chauffeur, tout en continuant à marcher rapidement. Je ne le vois pas dans la foule, j ;avance vers mon premier tchai, je reviens sur mes pas pour chercher le chauffeur, ah le voici. Apres les salutations, on se dirige vers la voiture, il fait encore nuit. La traversée de Bangalore est une longue partie du trajet. Je m’endors un moment. Le chauffeur me réveille pour un tchai, à l’endroit habituel. Il fait frais le soleil se lève palement. Chacun porte lainages ou oreillettes, bonnets. Dernière étape pour Mysore. Je suis logée chez Prahba, la maison près de la poste de laxmipuram, un vieux quartier de la ville. J’ai la petite chambre près de la cuisine. Apres un nettoyage, et autres ablutions, je pars à la recherche de mon vélo, en passant avant par mon tea stand favori. Je vais au mandala yoga shala. Les salutations sont très amicales. Mais, hélas, il n y a pas la clef de mon vélo. Elle sera la tout à l heure. Tout comme Shantala. Tout comme ma malle avec tout le kit nécessaire quand on loue une chambre au lieu d’aller a l hôtel... je repars pour me reposer un peu. Je croise ma première vache, un tas de monde en rejoignant ma chambre. Après la sieste, direction Big Bazard pour avoir la base vitale, voir ramener un pantalon bouffant a fleur.De retour au shala, pour récupérer la clef du vélo, le vélo, tout le monde est regroupé devant la petite TV de la cuisine. Le Roi de Mysore est mort d’une crise cardiaque. Tout absolument tout de la cérémonie funéraire du maharaja sera filmé et retransmis en direct sur les TV locales et régionales. Kumar nous informe que tout sera ferme demain en ville en signe de deuil, que les gens vont defiler pendant sa crémation. D’ailleurs les boutiques commencent à baisser leurs stores métalliques. Le lendemain, la ville est silencieuse, peu de circulations, tout ou presque est ferme. Seuls quelques tea stand vendent du thé devant leurs propres boutiques. Quand je repasse dans l’après midi au shala, la petite équipe et deux ou 3 anciens élèves sont plantes devant la TV à suivre les funérailles fastueuses en direct à la TV. La crémation sera retransmise en direct pendant au minimum 4 h, suivie par des millions de personnes. Le sur lendemain, la ville est envahie de posters de toutes tailles du maharaja, avec la date de sa mort. Chacun achète cette image selon ses moyens, du petit autocollant à la bâche murale… THE KING OF MYSORE. La ville est normale, grouillante, sonore, comme toujours.

vendredi 13 décembre 2013

maurice # 2 voyage


Le pique-nique mauricien ¬pre quelques jours de travail à Maurice, ou j’ai présente Lucy en répondant à l invitation de jean renat, le dimanche apparaît être festif. Toute l’équipe mauricienne, la famille, l’entouraz pintade, est réunie pour une excursion dominicale. Vers h, la maison se met en mouvement, je suis impressionnée par la quantité de poulets, de bières, vins et whisky qui sont charges dans la bonne humeur, au fond du bus, puis tout au long de l’allée centrale. Ça papote en créole mauricien, chantant avec des pointes aigues ponctuées de rires. La chaleur est aussi au rendez-vous. Une fois le bus loue pour l’occasion, charge de victuailles et de convives, c est parti pour l’aventure. Dès le premier virage, ope un arrêt. J a pris l’habitude de ce que j’appelle des faux départs lors de ce séjour. Nos trajets en mini bus – bien différent de celui du dimanche, étaient également de type omnibus, avec ramassage tout au long de la route… Une partie de l’équipe descend pour acheter des glaçons, les gros bras sont les bienvenus, on charge aussi le charbon, plus loin encore le barbecue, puis une cousine. Apres quelques kilomètres, les festivités commencent.les bières, enfouies sous les glaçons s’ouvrent à tout va. Et le son du ravane vient en sourdine, chacun se sert, pendant que le chauffeur s’applique plus ou moins, les gobelets sont tenus de mains fermes, chacun compte bien arroser ce départ d’excursion, il est 10h30, je suis bien surprise par cette soudaine prise d’alcool collective et matinale. Les verres se vident aussi vite qu’ils se remplissent dans une bonne humeur ou fusent les fous rires et les chants. Le Sega mauricien, à mon sens perçu plutôt proche du maloya de la réunion, est lancinant, le ravanne donne une profondeur aux refrains cites sous forme de cœur, le leader impulse,en écho au ravanne, le chœur reprend. On s’arrête en route, dans le sud-ouest sauvage, j’achète une coco, bue face a la mer. Tout le monde a faim, il reste quelques kilomètres avant la plage choisie pour le pique-nique. La baise du morne est belle, rochers, sable fin, eau claire et filaos . tout est beau. À la descente du bus, chacun donne la main pour installer rapidement notre espace. Une fois les chaises pliantes en place pour les anciens, les nattes a même le sol, chacun recommence à boire et à se gaver de biscuits sales frits ou de saucisses pendant que le barbecue embaume, ambiance viandes grillées. J’en profite pour piquer une tête avec jean renat et benoit, le compositeur musicien invite, comme moi, aux soirées de Danse Cites.Jean renat est le seul parmi nos amis mauriciens à rentrer dans cette belle eau claire. Les oursins sont redoutes. Benoît se plante une belle épine dans le pied alors que je me brûle avec un frôlement d corail. Avoir l’air de touristes vanillle-fraise, ça c est fait, heureusement que je comprends un peu le créole mauricien, enfin, quand il est parlé lentement. Le repas approche, on trinque , on mange jusqu’à plus soif. La sieste. Humm un peu de calme. Pourtant les plaisanteries se poursuivrent, en douceur, les jeunes taquinent tout le monde. D’un coup, voilà que Frankie se met à imiter les chorégraphies, franche rigolade, tout le monde s’en mêle, le ravanne revient, les chants reprennent. Puis on remonte dans le bus, transportant à nouveau les caisses, chaises etc. etc. il fait chaud. On manque s’arrêter à une grande plage, mais y a trop de monde, on repart direction tamarin. Soudain écrasés par la chaleur, les vapeurs d’alcool aidant, tout le monde dort. J’observe à la fois les visages de chacun, le paysage, la route. À tamarin, je me baigne avec jean renat. On se prélasse sur la natte. Certains achètent du glaçon râpe. Je me méfie de ces couleurs vives. J’en profite pour lire et finir mon livre que j’abandonne sur un banc près de la plage. Ce lieu si prise des Mauriciens est très authentique, populaire. Mon livre trouvera un lecteur dans ce mélange ethnique. Le soir approche, on repart, chacun est dans ses pensées, il fait presque nuit quand nous arrivons a la case de jean renat. Les adieux se font avec cette joie de vivre simple. Le soir, je refais ma valise. Demain, India. photo prise a mysore l an dernier..

mardi 12 février 2013

i went to goa for 3 days


i went to goa for 3 days, with my husband, like we did 28 years ago. it was hard to find back the village we remenber. it was very nice to be there, next time i wish to stay 3 weeks. red goa...

samedi 20 octobre 2012


La frontière Je n’ai pas le souvenir, depuis l’enfance, d’avoir passe une frontière à pied., on le fait en voiture, , parfois en bateau, ou en train, le plus souvent : en avion. De manière imperceptible. Une file d’attente, assez rapide, dans un aéroport, accompagnée d’une fiche à remplir, voire deux, c’est un acte banal, une simple formalité pour nous, possédant un passeport européen.a pied, ca se complique Apres quelques heures de voiture, sur une route toute droite, plate, sans virages ou presque, l’arrivée à Poi pet prend une autre tournure, ça grouille. Poussière, chaleur, odeurs de poubelles, trafic, tout redevient ville. Le rythme change, s’accélère, il faut un porteur à bagages agrée. la tenue des gens qui travaillent surprend au départ, mais s’explique rapidement, cette chaleur écrasante, mêlée a la crasse et a la pollution nécessite que l’on soit couverts, avec masques sur le visage, chapeaux couvrants, gants, chemises à manches longues. Le pyjama à fleurs et le couvre chef à carreaux sont très prisées par ces femmes qui travaillent non-stop sous le soleil. Un homme au chapeau de paille nous indique le chemin en prenant soin de nous coller une étiquette, genre gommettes, pour nous reconnaître après le passage. On se demande bien pourquoi, avant le passage… Il y a une queue incroyable devant les portes des guichets de douane, ça se bouscule, certains passent rapidement (corruption ? passe-droits ?), d autres se font refouler et le plus grand nombre attend comme nous que la file avance. On voit tout, le trafic routier, les frontaliers qui passent tranquilles, ceux qui travaillent, les receleurs, les militaires, les vendeurs de tout et de rien, chaque détail apparaît comme une distraction dans cette longue attente. D’un coup, on rentre dans un bâtiment climatise genre frigo, rempli de monde encore, à nouveau bousculade devant les guichets, il faut prendre le bon sinon retour a la case départ. Un coup de tampon et hop, on va récupérer ses bagages qui ont passe la frontière avec le porteur, un petit contrôle de routine, il faut marcher encore, sous ce soleil brûlant, en file, avant d’arriver sur un parking, celui qui nous a mis la gommette nous guide, organise le transport suivant, on paye et nous voici en thailande .C est fou, brutalement , fini les maisons sur pilotis , en bord de rizières et des milliers de lotus aux pieds dans la boue fini les ordures à perte de vue dans les champs, fini les charrettes à bœufs et bonjour la civilisation, la richesse, la modernité. Bye bye Cambodia, je n ai pas eu assez de temps pour te découvrir, tant mieux, c’est un bon prétexte pour revenir, avec plus de temps. En quelques jours, j’en ai vu des belles choses dans ce pays si… Particulier, heurte par l’histoire.

mercredi 17 octobre 2012

deuil national


Deuil national Depuis notre arrivée au Cambodge, le pays est secoué par le décès du père de la patrie, un demi-dieu, le roi Norodom Sihanouk. Tout semble paralyse par cette triste nouvelle, il m’est bien difficile de me faire une idée juste, la première impression est affectée par ce décès qui ralentit considérablement l’activité de la capitale. Que j aimerai rester plus longtemps pour Découvrir mieux ce pays auquel j ai rêvé bien souvent. Malgré tout, j ai été séduite par les marches, très vivants, colores, les visages à la fois grave et souriants de la population, les monuments magnifiques et le Mékong, mythique, avec sa balade très prisee par tous, que ce soit touristes multi poches ou locaux. En revenant du Russian Market, vers midi, la ville s’est transformée, envahie par une foule vêtue de noir et blanc avec une rosette aux mêmes teintes sur chaque passant, tout âge confondu. Tout le monde se presse le long des artères principales pour voir passer la dépouille du roi défunt, venant de l aéroport pour être conduit au palais. Le corps du défunt sera exposé 3 mois pour que chacun puisse le saluer une dernière fois, avant de grandioses funérailles. Ceux qui ne peuvent assister au passage du cortège, sous-haute surveillance, se pressent devant les postes de tele qui transmettent en direct les images. Entrecoupées de documentaires à la gloire de ce dieu vivant adule par la population. C est très émouvant de voir un peuple venere cet homme.des milliers de fleurs de lotus lui sont offertes a chaque coin de rue, dans les vitrines, les portraits fleuris de jaune et de blanc sont places au centre, entre meubles ou mannequins, vélos ou pièces de moteurs. L’icône du roi est omniprésente. Ce soir, à la tombée du jour, il y a déjà la queue devant le palais et cela va durer 3 mois. Je reviendrai, je l espère, visiter ce magnifique pays en des temps plus calmes.

mardi 16 octobre 2012

playing with wiggs


playing at the market

dimanche 14 octobre 2012

ponts


D’un pont a l’autre Bangkok est une de ces villes tentaculaires, immense et polluée, intense et grouillante, ou la chaleur mets à l épreuve les citadins. Le ciel semble constamment gris, la pollution forme un plafond opaque et dense. Pour se rendre d’un point a un autre, il faut s’armer de patience . pourtant, les moyens de locomotion sont variés : taxi, bus, mototaxis, bateaux, trains. Depuis peu le metro aérien survole la ville du haut de ses immenses ponts, encore plus hauts que ceux des autoroutes. Certes, ce metro tout neuf est de loin le plus rapide, faut-il encore que le quartier choisi soit desservi par ces trains ultrarapides mais bondes. Chaque transport semble avoir ses avantages, ou inconvénients, j’ai un faible pour la mototaxi qui se faufile entre les véhicules, au cœur de la pollution ; le port du masque est vivement conseillé, tout comme celui du casque. Metro et taxi ont cette fonction réfrigérante inattendue, penser à se couvrir dès l entrée dans les véhicules pour éviter la crève. Faire de même d’ailleurs dans tous les bâtiments publics. Ici l’option clim. à fond est de rigueur. La ville semble peuplée de ponts, que ce soit pour traverser a pied les grandes artères du centre ou pour les autoroutes payantes, le metro aérien, les trains. Les ponts se passent au-dessus les uns des autres, tissant une toile urbaine étonnante. Avec la mototaxi, on reste en bas, aux pieds de ces mastodontes. Les dessous des ponts sont rarement chics, ils sont plutôt surpeuplés de pauvres bicoques ou de minuscules échoppes ; quelques jardins potagers viennent donner une touche verdoyante ici ou là. Sous les ponts, la vie des pauvres semble bien différente que celles de ces magnifiques buildings de verre et de métal, lumineux le soir, remplis de shopping malls, de touristes prêts à consommer. Ces petites maisons faites de bois ou de bric et de broc accueillent de nombreuses familles, les enfants jouent au milieu des ordures et d’un dessous de pont a l autres, il y a des ginguettes, des marches populaires, des stands à bondieuserie ou chacun vient offrir un bâton d encens, bien éloigne de cette grande frénésie de consommation urbaine qui séduit les touristes du monde entier. J espère avoir le temps, en fin de semaine, de traîner un peu plus dans ces quartiers, pour photographier et m’inspirer de cette vie sous pont pour le projet Pakret, ce dernier s’intègre de manière évidente à ces espaces urbains populaires, délaisses , qu on préfère éviter de voir pour continuer à mieux consommer dans le luxueux et magique Bangkok.

vendredi 12 octobre 2012

first day in bangkok


we arrived middle day in bangkok, this is such a big city... so much pollution but so much different than all i saw until now, i am happy to be here and my class at aom yoga,71 sport club was great this morning, it is nice to be invite to teach by people i had meet in india 2 years ago, thnaks to chulinda for invite me

mardi 28 août 2012

dussel 2


i really enjoy to be here, there is a good vibration in this town for me i would love to work here one or 2 months, sure it will be arty for me few pictures... it is also good to be with my dautgher, enjoying art museums, shopping. work is starting slowly, since tomorow it will be more busy

dimanche 22 juillet 2012

a la campagne en france


me voici en residence dans une bergerie au centre de la france, c est etonnant, riche en creativite... il me faudra prendre du temps pour ecrire un peu, mais je profite de la campagne, couplee au travail, pour m eloigner de l ordinateur, quelques photos des premiers jours...

dimanche 4 décembre 2011

last day in josy





today it is my last day in Josy, i wil miss this crasy town. i will miss the work. it was challenging for me, it is in perfect time for what i feel ti improve next year. playing with outside spaces. get into street for share in a different way. here is few pictures form the last performance, impro in and out
so creative

lundi 28 novembre 2011

first day in JOBURG




yesterday, Drean and me , we arrived in joburg, this big town of south africa is changing and i enjoy to be here after 5 years... especially to not be alone..
here is a few pictures from our fisrt day, the work was great i really enjoy it

dimanche 13 novembre 2011

last day ndjamena




La concession

Pour le dernier jour du festival, le programme est bien rempli, réservant quelques surprises, certaines plus agréables que d autres.
Dès le matin, petits soucis de transport, avec Lila, nous prenons un taxi pour rejoindre l’IFT ou nous animons conjointement la dernière session d’ateliers. Les stagiaires ont de retard, cela ne gâche pas le plaisir de partager ce moment créatif.
Toujours pas de transport, le chauffeur de taxi ne connaît pas l’hôtel Santana, je me repère aux panneaux de propagande pour lui indiquer le chemin, prendre le goudron lisse, tourner à gauche. Près la boutique Venus des îles, le bâtiment rose du Santana se profile, face aux terrains vagues environnants.
Le temps passe vite, le repas a peine termine qu il est déjà l’heure de se préparer pour la performance dans une concession familialeon prend du retard : l’hotel vient d’etre requisitionne par l’etat. Faire sa valise en urgence, laisser les bagages à la réception, s’entasser dans la petite voiture rouge.
Nous traversons des quartiers très pauvres pour rejoindre la concession, contournant les ronds-points ou l’armée, la police sont encore très présents. Les manifs ont fait quelques morts à ce qu il paraît.
Nous sommes accueillis dans la cour en terre battue.Quelques nattes de plastique, deux trois chaises, un banc sont prévus pour le public.des femmes, des enfants entrent et sortent, on se salue.
Nous attendons l’arrive de l’ambassadeur de France pour commencer l’improvisation. Petit a petit le lieu se remplit, un mélange d’officiels, d’artistes et des gens du quartier.
L’improvisation est forte, baignée de la lumière douce du coucher de soleil. Chacun donne son maximum, les enfants partent en courant quand je m’approche de leur périmètre.
Nous terminons couverts de poussière rouge, après les discours et palabres pour rejoindre l’hôtel Santana. L’ambassadeur nous offre un verre, un repas. Discute avec les artistes. Les photographes du groupe invisibles borders ont rejoint le team, l’échange est généreux. On oublie dans ces moments de rencontres que nous n’avons pas eu l’occasion de prendre une douche…Tard dans la soirée, le minibus de l’hôtel nous conduit au fond d’un quartier populaire vers une annexe vétuste, nous a t on dit de l’hôtel.
Le mot est faible. Pas d’électricité, sanitaires insalubres. Bref, y a mieux pour une dernière nuit.
Chacun s’accommode comme il peut de la situation et c est parti pour une virée nocturne dans une des boîtes locales.c est plutôt une grande salle de bal à l’ancienne, piste carrelée, bordée de sable ou l’orchestre joue de la musique zaïroise, on s’installe sur de bancs, pieds dans le sable et le spectacle commence. Que d’élégance, hommes et femmes rivalisent de couleurs, les chaussures sont parfois hallucinantes.les codes de la danse sont inscrits dans le fonctionnement. le chanteur entame une mélodie, suivie par l’orchestre et la piste se remplit , progressivement, puis se vide totalement à la fin de la chanson.
Ça picole de la bière ou du sucre colore. Je ne me lasse pas d’observer les va et vient sur la piste de danse.
Le minibus a disparu, retour a la voiture rouge et aux navettes parce qu on ne peut pas rentrer a 10 dedans.
Je fais partie des derniers, tiens si on mangeait un poisson grille avant de dormir ? nous voici en bord de route, assis sur des caisses de bière vide à manger dans un grand plat rond un poisson délicieux.
Retour a l’annexe, il vaut mieux être épuise, ça évite de voir la crasse des sanitaires, les draps douteux…
Au réveil, on voit mieux l’étendue des dégâts.
Je marche un peu dans le quartier à tenter de rejoindre l’hôtel Santana pour le petit dej et la connexion. Je suis perdue et tout le monde commente mon passage, après un tourne vire dans le coin, j’opte pour un clando, la moto taxi qui surfe entre les ordures et la poussière.
Santana devient si luxueux subitement…

samedi 12 novembre 2011

expressions


Petits mots tchadiens

Chaque jour, lors des trajets dans la petite voiture rouge du festival, ou l’on s’entasse, j’ai ce plaisir de lire les panneaux publicitaires, ceux des boutiques ou ceux de la propagande pour le président. Je préfère les premiers, ils sont illustres de peintures naïves et les slogans sont incongrus.
Cabine téléphonique lueur d’espoir
Alimentation de la bienvenue
Boutique un peu de tout
Création du rêve des vagues des îles
Carrefour de l’amitié
Les exemples ne manquent pas, hélas, il est difficile de photographier, voir même dangereux.
Ici, le goût du palabre est développé. Après chaque spectacle, les questions fusent au micro, souvent surprenantes, mais le débat est riche, enjoue, rythme.
C est un grand plaisir de jouer un spectacle.
Hier, nous avons fait une improvisation collective, precedee d’une prestation du ballet national, belle soirée animée, il manquait un peu de public, dans ce Santana hôtel qui est surréaliste.
C est le dernier jour, nous irons improvise dans une concession familiale, l’ambiance sera au rdv… La fête finale sera chaude, même si la nuit est le seul moment frais d’une journée.

jeudi 10 novembre 2011

cornered


ce soir, je dois jouer CORNERED au tchad, a l institut francais et c est un peu raide... tourista en cours, emotions ebranlees, planning contrarie par des annulations, des manifestations... je me sens comme une eponge qui a absorbe toute la violence , les armes, la pauvrete.
j ai cet espoir d evacuer mes tensions dans la danse ce soir...

mardi 8 novembre 2011

premieres heures au tchad



Premières heures au Tchad

Dès la salle d’embarquement, on sent l’Afrique venir a soi. Le vol est bien rempli, les gens se saluent le personnel navigant était très agréable. Le temps passe vite, 6 h de vol, ce n’est rien.
À la sortie de l’avion, la chaleur vient frôler nos peaux, malgré l’heure tardive. Les formalités sont un peu longues, j’observe le va et vient très sonore de l’aéroport.
Annabelle, la co-directrice du festival à voyage avec moi.Nous sommes accueillis par Yacinthe, Alain l’administrateur du festival et Nimrod, le célèbre écrivain tchadien, invite d’honneur du festival.la petite voiture rouge a bine du mal à contenir la fine équipe et nos bagages, on s’entasse, valises sur les genoux et c’est parti pour un trajet nocturne commente en direct par Nimrod.
L’hôtel Santana est au cœur de la ville, les salutations sont chaleureuses, tout le monde dit bonjour, demande comment va la santé, si le voyage était agréable…
Nous dînons en terrasse, à discuter du festival, des artistes qui doivent arriver demain, des soucis d’organisation, malgré l’heure tardive, on prend le temps de se rencontrer.
Le lendemain, il y a des formalités à faire, s’enregistrer à la police pour confirmer sa présence sur le territoire, récolte de papiers à droite à gauche, c’est une bonne occasion de découvrir le centre ville, borde de bâtiments plus ou moins militaires. Il n’est pas autorisé de faire des photos, mais je filme en cachette nos trajets. Il fait très chaud, même si les locaux disent quel a brise est fraîche… Tout est relatif. J’aime nos trajets entasses dans la petite voiture rouge du festival, j’aime voir les couleurs, les gens dans leurs habits traditionnels, les mobylettes, le bruit, la poussière.
Nous allons déjeuner à l’institut français, bonne ambiance conviviale.
Le frère aine de Yacinthe est décédé hier et cela perturbe le déroulement de la journée, chacun aide comme il peut, je découpe des invitations, une fois de retour a l’hôtel.
J’ai entr’aperçu le marche, trop rapidement, et je sens que je vais craquer sur les étals de tissus colores, les wax…je vole quelques images par ci par là, la lumière est si blanche que les photos en sont presque pales.
Aujourd’hui le travail commence, mini-filage technique a l’institut français… et ensuite, se mettre à l’ombre sous les grands arbres semble être ce qu’il y a de mieux…Attendre la brise du soir, discuter, palabrer, sourire.
Demain, à l’aube, j’irai me promener a pied près de l’hôtel pour saisir quelques images dans cette sublime lumière matinale.

jeudi 27 octobre 2011

travel




today i am at my parent's house in france.. i am in france before going on tour in tchad.
here is a few picture of sugarcane, i cut my fingers but i still love to do it

dimanche 21 août 2011

on my way home





Bye-bye Mysore


Ce matin, j’ai fait le tour du quartier avec attention et tendresse. J’ai pris le temps de regarder ces petites maisons colorées, d’observer l’activité matinale : les femmes qui dessinent des rangoolis ou qui lavent leurs vaisselles à la fontaine, les hommes qui boivent le thé, les échoppes qui s’ouvrent.
Bien sûr je suis allée acheter la dose quotidienne de guirlandes de jasmin et j’ai photographié des vaches.
Je suis attachée à ce quartier populaire.
Mysore, tu vas me manquer, il est temps de faire le chemin du retour, la route pour retrouver ma kaz sera longue, parfois, il est nécessaire de ralentir pour apprécier de rentrer.
Bye bye Mysore, see you soon