mercredi 16 novembre 2011

petit tour au jardin

vide dedans


depuis quelques jours, je suis malade. je me vide. c est etrange, je me vide dedans physiquement et intellectuellement.je perds mon essence vitale.
comme si j'etais en manque.
je le suis et ca me met hors de moi, en rage avec moi meme.
j'accepte tres mal d'etre en manque d'amour. externe, interne.
je ne m'aime plus.
je m'aide comme je peux. actuellement, maladroitement.
power, please... come back. don't let me on the floor.
today i will stay in bed and read, draw, look deeply inside for get out of shadows, in peace if possible, with no anger on myself

cinema


en ce moment, des que je vais voir un film, celui ci me bouleverse totalement.je viens de voir Pina, le film de Wim Wenders.
magnifique.
j'ai eu tant de joie et de plaisir mais aussi tant de rage, face a moi meme.
face a ma maniere incredule de foncer vers l'autre quand on aborde la creativite comme une base d'echanges. je suis certainement trop absorbee par l'etat de creativite, je le rend vivant, comme un truc qui grouille en moi.
toutes les emotions traversees se relient en noyau autour du projet. on dirait que TOUT me ramene a ce processus.
je traverse l'ombre dans ce processus actuellement, la colere aussi.
a me taper la tete dans le mur du silence.
j'ai reve d'un partage qui n'existe pas.
je vais retourner vers mon centre, me replier.
apres une si grande ouverture, le repli est laborieux, il pique, tiraille.
je me suis mise en danger, en ouvrant mon espace creatif au passage d'une lumiere et je l'ai perdue, pour l'instant,
retour en zone grise.

mardi 15 novembre 2011

rainy back home day


it went very slow for me to be back home, 2 days.. between airplanes and airports.
my yoga bag is lost...apparently it will come back from somewhere in a few days.
as soon as i get home, it rains. very good, so i can juste stay home.
my body is very weak.like tense and weak together.
my creatuvity was up in this no'where land. i felt it when i am back home. slowly, emergency of art, of creation is coming back, with the smell of the rain, after the storm. it is good to feel alive.

dimanche 13 novembre 2011

poeme. essai 2


Dernière chance

Il fallait une danse lente
Pour apaiser l’offense
Du cœur trahi, étrique
Entier en lueur d’espoir
Jaillie de la lumière
Miroir, ou reflet
Aimer, à deux, en ovation
Avant, après la trahison
Joker de la dernière chance
Effort de croire
Pour évincer le noir
Silence
Perdre ma danse
Intense violence
D’avoir oser
La dernière chance.

last day ndjamena




La concession

Pour le dernier jour du festival, le programme est bien rempli, réservant quelques surprises, certaines plus agréables que d autres.
Dès le matin, petits soucis de transport, avec Lila, nous prenons un taxi pour rejoindre l’IFT ou nous animons conjointement la dernière session d’ateliers. Les stagiaires ont de retard, cela ne gâche pas le plaisir de partager ce moment créatif.
Toujours pas de transport, le chauffeur de taxi ne connaît pas l’hôtel Santana, je me repère aux panneaux de propagande pour lui indiquer le chemin, prendre le goudron lisse, tourner à gauche. Près la boutique Venus des îles, le bâtiment rose du Santana se profile, face aux terrains vagues environnants.
Le temps passe vite, le repas a peine termine qu il est déjà l’heure de se préparer pour la performance dans une concession familialeon prend du retard : l’hotel vient d’etre requisitionne par l’etat. Faire sa valise en urgence, laisser les bagages à la réception, s’entasser dans la petite voiture rouge.
Nous traversons des quartiers très pauvres pour rejoindre la concession, contournant les ronds-points ou l’armée, la police sont encore très présents. Les manifs ont fait quelques morts à ce qu il paraît.
Nous sommes accueillis dans la cour en terre battue.Quelques nattes de plastique, deux trois chaises, un banc sont prévus pour le public.des femmes, des enfants entrent et sortent, on se salue.
Nous attendons l’arrive de l’ambassadeur de France pour commencer l’improvisation. Petit a petit le lieu se remplit, un mélange d’officiels, d’artistes et des gens du quartier.
L’improvisation est forte, baignée de la lumière douce du coucher de soleil. Chacun donne son maximum, les enfants partent en courant quand je m’approche de leur périmètre.
Nous terminons couverts de poussière rouge, après les discours et palabres pour rejoindre l’hôtel Santana. L’ambassadeur nous offre un verre, un repas. Discute avec les artistes. Les photographes du groupe invisibles borders ont rejoint le team, l’échange est généreux. On oublie dans ces moments de rencontres que nous n’avons pas eu l’occasion de prendre une douche…Tard dans la soirée, le minibus de l’hôtel nous conduit au fond d’un quartier populaire vers une annexe vétuste, nous a t on dit de l’hôtel.
Le mot est faible. Pas d’électricité, sanitaires insalubres. Bref, y a mieux pour une dernière nuit.
Chacun s’accommode comme il peut de la situation et c est parti pour une virée nocturne dans une des boîtes locales.c est plutôt une grande salle de bal à l’ancienne, piste carrelée, bordée de sable ou l’orchestre joue de la musique zaïroise, on s’installe sur de bancs, pieds dans le sable et le spectacle commence. Que d’élégance, hommes et femmes rivalisent de couleurs, les chaussures sont parfois hallucinantes.les codes de la danse sont inscrits dans le fonctionnement. le chanteur entame une mélodie, suivie par l’orchestre et la piste se remplit , progressivement, puis se vide totalement à la fin de la chanson.
Ça picole de la bière ou du sucre colore. Je ne me lasse pas d’observer les va et vient sur la piste de danse.
Le minibus a disparu, retour a la voiture rouge et aux navettes parce qu on ne peut pas rentrer a 10 dedans.
Je fais partie des derniers, tiens si on mangeait un poisson grille avant de dormir ? nous voici en bord de route, assis sur des caisses de bière vide à manger dans un grand plat rond un poisson délicieux.
Retour a l’annexe, il vaut mieux être épuise, ça évite de voir la crasse des sanitaires, les draps douteux…
Au réveil, on voit mieux l’étendue des dégâts.
Je marche un peu dans le quartier à tenter de rejoindre l’hôtel Santana pour le petit dej et la connexion. Je suis perdue et tout le monde commente mon passage, après un tourne vire dans le coin, j’opte pour un clando, la moto taxi qui surfe entre les ordures et la poussière.
Santana devient si luxueux subitement…

samedi 12 novembre 2011

expressions


Petits mots tchadiens

Chaque jour, lors des trajets dans la petite voiture rouge du festival, ou l’on s’entasse, j’ai ce plaisir de lire les panneaux publicitaires, ceux des boutiques ou ceux de la propagande pour le président. Je préfère les premiers, ils sont illustres de peintures naïves et les slogans sont incongrus.
Cabine téléphonique lueur d’espoir
Alimentation de la bienvenue
Boutique un peu de tout
Création du rêve des vagues des îles
Carrefour de l’amitié
Les exemples ne manquent pas, hélas, il est difficile de photographier, voir même dangereux.
Ici, le goût du palabre est développé. Après chaque spectacle, les questions fusent au micro, souvent surprenantes, mais le débat est riche, enjoue, rythme.
C est un grand plaisir de jouer un spectacle.
Hier, nous avons fait une improvisation collective, precedee d’une prestation du ballet national, belle soirée animée, il manquait un peu de public, dans ce Santana hôtel qui est surréaliste.
C est le dernier jour, nous irons improvise dans une concession familiale, l’ambiance sera au rdv… La fête finale sera chaude, même si la nuit est le seul moment frais d’une journée.

vendredi 11 novembre 2011

poeme de peau, essai 1


Ma peau.

Ma peau parle.
Subitement, elle bavarde.
Brisant un long silence
S’affirmant prête
A partager, à donner.
À sentir glisser sur elle
Le frisson cache, sans résister.

Ma peau a eu confiance en toi
Effleurée du bout des doigts
Offerte sans reminescences
Au contact présent
Oubliant l’enfance indignée
prête à aimer
Le goût de tes baisers

Ma peau se referme
Trahie, en folie
Évincée, tu as menti
Épuisée quand tu as fui
Chagrin mesquin
Brûlée d’avoir aimé sans méfiance.
Amère à pleurer.

Ma peau va se taire
Pour éviter l enfer
Ma peau se tait, se referme à jamais
Elle n a plus confiance.

jeudi 10 novembre 2011

light:ift:tchad

cornered


ce soir, je dois jouer CORNERED au tchad, a l institut francais et c est un peu raide... tourista en cours, emotions ebranlees, planning contrarie par des annulations, des manifestations... je me sens comme une eponge qui a absorbe toute la violence , les armes, la pauvrete.
j ai cet espoir d evacuer mes tensions dans la danse ce soir...

mardi 8 novembre 2011

toit

premieres heures au tchad



Premières heures au Tchad

Dès la salle d’embarquement, on sent l’Afrique venir a soi. Le vol est bien rempli, les gens se saluent le personnel navigant était très agréable. Le temps passe vite, 6 h de vol, ce n’est rien.
À la sortie de l’avion, la chaleur vient frôler nos peaux, malgré l’heure tardive. Les formalités sont un peu longues, j’observe le va et vient très sonore de l’aéroport.
Annabelle, la co-directrice du festival à voyage avec moi.Nous sommes accueillis par Yacinthe, Alain l’administrateur du festival et Nimrod, le célèbre écrivain tchadien, invite d’honneur du festival.la petite voiture rouge a bine du mal à contenir la fine équipe et nos bagages, on s’entasse, valises sur les genoux et c’est parti pour un trajet nocturne commente en direct par Nimrod.
L’hôtel Santana est au cœur de la ville, les salutations sont chaleureuses, tout le monde dit bonjour, demande comment va la santé, si le voyage était agréable…
Nous dînons en terrasse, à discuter du festival, des artistes qui doivent arriver demain, des soucis d’organisation, malgré l’heure tardive, on prend le temps de se rencontrer.
Le lendemain, il y a des formalités à faire, s’enregistrer à la police pour confirmer sa présence sur le territoire, récolte de papiers à droite à gauche, c’est une bonne occasion de découvrir le centre ville, borde de bâtiments plus ou moins militaires. Il n’est pas autorisé de faire des photos, mais je filme en cachette nos trajets. Il fait très chaud, même si les locaux disent quel a brise est fraîche… Tout est relatif. J’aime nos trajets entasses dans la petite voiture rouge du festival, j’aime voir les couleurs, les gens dans leurs habits traditionnels, les mobylettes, le bruit, la poussière.
Nous allons déjeuner à l’institut français, bonne ambiance conviviale.
Le frère aine de Yacinthe est décédé hier et cela perturbe le déroulement de la journée, chacun aide comme il peut, je découpe des invitations, une fois de retour a l’hôtel.
J’ai entr’aperçu le marche, trop rapidement, et je sens que je vais craquer sur les étals de tissus colores, les wax…je vole quelques images par ci par là, la lumière est si blanche que les photos en sont presque pales.
Aujourd’hui le travail commence, mini-filage technique a l’institut français… et ensuite, se mettre à l’ombre sous les grands arbres semble être ce qu’il y a de mieux…Attendre la brise du soir, discuter, palabrer, sourire.
Demain, à l’aube, j’irai me promener a pied près de l’hôtel pour saisir quelques images dans cette sublime lumière matinale.

samedi 5 novembre 2011

on the road for tchad



after 2 days in paris, on the road for tchad... even if paris was ok, nice exposotion etc etc i am very happy to go for TCHAD, it will be so fascinating to discover a new country and to work there for festival
here is a picture of me in beaubourg and one of Munch's painting

jeudi 3 novembre 2011

night2


for AEDM
before travel

il fallait peut etre...


Il fallait peut-être garder le secret

À me voir ainsi, sur le canapé, crâne rase, cœur brise
Je me dis qu il fallait peut-être garder le secret,
Me taire encore.
Me taire plus fort.
Personne n est prêt à recevoir le désespoir.
Tout le monde a peur du noir.
Tendre la main dans le noir d un couloir ?
Par peur de décevoir, on s’enfuit dans le noir,
Pour ne pas voir l’autre choir.
Détourner les yeux, faire demi-tour
Partir au petit jour, pour éviter l’amour.
Vite, vite, courir toujours
S’envoler au loin
Masquer le chagrin
Se cacher dans un coin.
Honte a moi d’avoir briser le secret
Le mal est fait, effet mâle
Qui se tire quand tu déballes
Ce qu’il fallait pour aimer vrai.
Il fallait peut-être garder le secret
Pour te voir rester à mes cotes
Il vaut mieux que je m’en aille
Avant te dégoûter de mes failles.

photo du jour sous la pluie de montpellier

mercredi 2 novembre 2011

lavomatic


i enjoyed this video

light or night


Désespoir


Un jour, il y a eu l’espoir,
Face au vide, je rejoins le désespoir.
Je ne veux plus croire
Que je vais sortir du noir.
Il est là, en moi.
tu t’enfuis quand tu le vois.

Seule, je m’enlise
De ma propre bêtise
Je me méprise
De m’être éprise
Alors qu il restait du noir
En dose désespoir

En mode couloir
Sortir le mouchoir
Face au miroir
Je vois mon noir
Tuer l’espoir
Je me laisse choir.

mardi 1 novembre 2011

Lucy



my real life work for start ADEM